jumelle-malgre-moi

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Témoignage.

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Bonjour à tous et à toutes , je voudrais d'abord me présenté je m'appelle Calystha et j'ai désormais 16 ans.
Alors voilà , j'ai une sœur ainé et un frère jumeau perdu durant la gestation. Petite je ne supportais pas être en groupe avec les autres enfants car souvent on me faisait du mal et bien sur je ne disais rien à mes parents. Puis je préférais rester seule , ma vie n'a jamais été très..comment dire , réussie je suppose. Tout d'abord je suis né au sixième moi au lieu de neuf , ma mère avait fait une crise d'éclampsie donc on m'a sortie pas césarienne. Donc je suis rester 3 mois en couveuse , sans voir ma mère qui était très affaiblie mais aussi car on se trouvais à des étages différents. A l'école primaire il s'est avérer que j'étais (je suis) une surdouée , ça peut semblé bien en quelque sorte mais c'est problématique. Jusque là tout peut en quelque sorte aller bien mise à part l'indimadation dont j'étais victime en maternelle , primaire et collège. Je n'ai jamais eu rien de particulier physiquement qui aurait pu être source de moquerie à part ma petite taille peut-être. Mais c'est parce qu'on me trouvais "anormal" "pas conforme" "un extraterrestre" donc on s'amusais à me faire du mal. En 6 ème j'avais commencé à vivre dans un "monde imaginaire" je m'étais dis puisque dans ce monde on ne veut pas de moi alors je ferais ma vie dans un autre. Du coup ma mère très inquiète ainsi que mon père m'ont fait consulté chez un psychiatre qui à déclaré "une crise d'ado" , finalement ma mère m'a emmener chez une thérapeute qu'elle connaissais bien , cette femme à surtout travailler sur tout les traumatisme que j'ai eu dans ma vie , puis un jour je lui ai demandé si c'était possible que j'ai eu un frère jumeau. Je dis bien un frère car je suis convaincu du sexe qu'il aurait eu. Car en fait dans tout mes rêves je me voyais sous forme d'un garçon , qui mourrait toujours. Puis finalement je me suis dit que j'étais simplement témoin de sa mort , donc j'ai essayé de le sauver , j'essaye toujours. Elle à confirmé que c'était probable , puis ma mère m'a dit que peu de temps dans sa grossesse elle à perdu quelque chose de rose/rouge. Puis finalement j'avais toujours eu ce vide constant en moi , mais je me disais sûrement que c'était moi qui me faisais des idées. J'ai demandé à ma mère comment je me comportais petite. Elle m'a dit "Tu t'es toujours comporté comme quelqu'un qui vivait à deux " , elle disait que je passais des heures à regarder mon reflet dans le miroir , à essayer de le traversé et de tiré mon reflet. Suite à tout ça nous étions aller voir un Kinisiologue (qui pourrait normalement confirmé la présence d'un jumeau) , il à donc "fouillé" dans ma vie et un moment il me regarde et me dit "tu t'es senti trahis à la naissance" donc je lui explique pour mon jumeau et il m'annonce qu'il est décédé au bout de 12 jours. Donc j'ai eu la confirmation même si je n'en doutais pas. J'ai toujours ce gouffre en moi et j'essaye toujours de le sauver dans mes rêves , j'essaye de le trouver quelque part. Ma vie est un echec niveau social et scolaire , j'étais une bonne élève mais j'avais beaucoup et j'ai encore beaucoup de manque de confiance en moi. Suite au divers agressions que j'ai eu que ce soit moral ou physique sans oublier tout les "va te suicider ça fera plus d'heureux que de malheureux" que j'ai reçu. J'ai fini par développé une phobie , la peur de la foule donc je ne pouvais même plus entrer dans une salle de classe je me sentais étouffé. Du coup j'ai manquer beaucoup de cours , donc je refais une troisième par correspondance , sachant que j'ai également redoublé le ce1 inutilement. (le professeur avait peur que je ne reste pas sur mes acquis , alors qu'au final vu que je suis surdouée je comprenais bien les cours , je me suis ennuyé à recommencé) et donc Social car je n'ai plus vraiment d'amis , je ne sors pas , je voudrais devenir actrice. Donc ma mère insiste pour que je fasse du théatre , j'aimerais bien aussi mais j'ai essayé il y'a quelque jour , j'ai éclaté en larmes devant tout les autres jeunes. Je n'étais pas prête , j'aimerais bien pouvoir soigner le syndrome du jumeau perdu mais je m'en voudrais tellement d'aller mieux sachant que mon frère est décédé.

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J'ai beaucoup passé sous silence certains fait car la liste est plutôt longue en fait mais bon je vais récapitulé alors. Donc je suis né au bout de 6 mois par césarienne , ensuite je me suis faite intimider à l'école , j'ai eu de nombreuses fractures , deux fois ou trois le pieds gauche , une fois le poigné droit , et le gauche , je me suis fait renversé par un mini bus quand j'étais en cm2 , mes parents ce sont séparés quand j'avais 5 ans et demi , ma mère à fait une TS après ça quelque temps après , j'ai eu un accident à Ikea (très chic) un meuble de 90 klg m'est tombé sur la tête donc je suis rester inconsciente plusieurs jours je crois..suite à ça je me souviens de moins en moins de certaines choses. J'ai eu des attouchements quand j'avais 10 ans par un médecin , à 7 ans je me suis retrouvé nue comme un vers devant pleins d'autres enfants , quand j'avais 12 ans mon cousin que j'adorais tellement m'a touché aussi. Mais étant donné que je tenais beaucoup à lui je n'ai rien dit. Je l'ai finalement dit à ma mère , mais mon père ne sait pas et il ne saura jamais. Car je ne tiens pas a brisé les liens que ma mère à avec sa cousine. J'essaye simplement de le voir le moins possible. Je suis également précoce donc ma poitrine s'est développé très tot et j'ai eu mes règles à l'âge de 9 ans du coup j'étais honteuse car aucune petite fille de mon écolé les avaient , je suis très petite en taille mais je me souvient que certaines fille se moquaient de moi poitrine qui était déjà pas mal pour mon âge (d'ailleurs j'ai l'impression qu'elle ne grandit plus , peu importe j'ai envie de dire.) J'ai expliqué à mon père pour mon jumeau mais j'ai l'impression que ça le dérange d'en parler (il à du mal avec les enfants de sexe masculin je pense , car il ne voulait pas accepter le fils de ma belle-mère car c'est un garçon (logique x.x) ) Ma mère par contre elle a pleuré quand ça lui a été confirmé. Il y'a aussi la fois ou mon voisin m'a jeté une brique sur la tête , la fois où je suis tombé d'un mur la tête la première et la fois ou je suis tombé d'un mur de 3 mètres et j'ai atterris sur du verre. La fois où j'ai manqué de ma noyer à la mer , une vague m'est tombé dessus et j'ai finis enssouvelis sous le sable. En fait je frôle souvent la mort. et je me dis que ce n'est pas pour rien.

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Bonjour Calystha et Bienvenue parmi les demi-jumeaux.
Merci de partager ton histoire. As tu lu le livre du syndrome du jumeau perdu? Il y a justement un chapitre ou ils expliquent que certains jumeaux nés seuls ont la nostalgie de la mort et qu'il leur arrivent plusieurs accidents graves au cours de leur vie. Inconsciemment, cette soif de retrouver l'"autre" , les ramènes devant la mort.
Tu as 16 ans, je crois que nous étions tous obnubilés par la mort a cet âge. Tu as la chance de trouver des réponses jeune, sers t'en pour essayer de faire la paix avec ton jumeau. Faire la paix et faire ton deuil, il te faudra surement des années, comme nous tous, mais, passer la culpabilité d'être vivante, celle de te laisser le droit de vivre pleinement, tu pourra vivre seule. Tu as plusieurs façons pour te "guérir", tu trouveras celle qu'il te faut, j'en suis sûre. Moi c'était l'hypnose consciente. Si tu as besoin, nous serons là pour parler, et conseiller si on peut. Bonne continuation.

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Merci beaucoup pour ce message , eh bien j'avais déjà regardé l'interview de Mr Ramoda Austermann , puis le livre je ne l'ai pas encore lu mais il faut vraiment que je pense à l'acheter. J'aimerais bien faire la paix mais faire mon deuil reviendrais à accepter sa mort alors , non ? Je ne l'accepterais jamais je pense. Mais il y'a quelque chose qui me travail depuis pas mal de temps déjà , car je suis une fille mais je me sens plus comme un garçon. (je n'ai pas d'attirances pour les filles ) donc souvent je me demande si c'est dû à la perte du jumeau ou lors de "sa mort" on aurait échangé de corps...donc euh ce serait la fille qui serait morte et "moi le garçon" en vie coincé dans son corps. Enfin c'est une drôle d'idée mais je cherche souvent compliqué quand ça ne l'est pas. Mais j'avais vu en faisant des recherches sur le syndrome du jumeau perdu , que lors de la mort du jumeau "sa mémoire" irait dans le jumeau survivant. Mais quelle sorte de mémoire ? Sa vie dans le ventre de la mère ou le lien entre nous ? Merci de m'éclairer s'il vous plait et vous aussi si vous avez besoin de parler je serais là.

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Je viens de me souvenir que lorsque on à eu la confirmation pour la perte de mon jumeau , ma mère avait dit qu'elle se souvenait qu'elle avait déjà un choisi un prénom pour un garçon. Et il me semble qu'avant ma naissance mes parents pensaient avoir un garçon , ils en étaient comme convaincue , donc vu qu'il est décédé et lors de l'écographie on à bien évidemment que moi. Selon ma mère ça aurait été Sevan et Calystha.
Mais je nomme toujours mon frère Angel.

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Salut , je suis nouvelle ici et comme vous je suis une jumelle survivante.
Ca fait plaisir de pouvoir partager ça avec des gens qui nous comprennent.
Pour ma part, j'ai appris l’existence de mon jumeau ( pour moi c'est un garçon ), vers l'age de 8 ans lors qu'une psychothérapie. En fouillant dans les échographies de ma mère j'ai appris qu'il était parti à 6 semaines de grossesses.
Petite on m'avait "diagnostiqué" une dépression du nouveau né. J'étais à la fois une enfant très joyeuse et pleine de vie mais aussi angoissée et capricieuse. Je jouais avec les miroirs en disant y retrouver mes jumelles ( avant de savoir cette histoire). Je ne supportais pas être seule, m'ennuyais sans arrêt.
Avec le temps je me rend compte que je ne m'autorise pas à être heureuse, à sortir, à trouver l'amour. Je suis excitée au départ puis je me persuade de ne pas mériter tout ça. Pourtant j'aime ma vie, je suis très chanceuse.
J'ai l'impression de vivre pour deux : quand je ris , je ris fort et pleinement; lorsque que je déprime, il m'arrive de me faire peur par des pensées trop poussées; à l'école, à cause de difficultés je travaillais comme deux pour atteindre un niveau moyen; lorsque j'apprécie une personne je suis d'une grande gentillesse et générosité mais si je ne l'aime pas , au fond de moi je peux être intransigeante. Disons que mes émotions me semblent amplifiées ( je ne sais pas si je suis vraiment claire).
Lorsque je suis avec des amis, que l'ambiance est sympa, que tout est parfait, je ne peux pas empêcher de partir dans mes pensées, tristes, et de finalement pas profiter de cet instant. Entourée je me sens seule.
Ne vous est-il jamais arrivée cela : faire une liste d'invitée et puis une fois terminée être persuadé d'avoir oublié quelqu'un, et pourtant non, il ne manque personne. Ou sinon avoir l'impression de ne rien pouvoir partager véritablement avec quelqu'un ?
Je suis passionnelle en amitié et j'ai été trop de fois déçue après avoir tant donné. Je ne me confie à personne, mis à part ma famille mais sans jamais rentrer dans les ressentis tristes pour ne pas les embêter.
Je prend actuellement des anti-dépresseurs qui m'aident à lutter contre mes crises d'angoisses apparues suite à la mort inattendue d'un ami d'enfance âgé de 23 ans.
Tout ce qui concerne la mort m'est totalement insupportable et j'ai très peur pour mes proches.
Du coup je m'occupe de ma famille comme si j'étais leur mère, comme si c'était des enfants ( je les oblige à m'envoyer des messages après de longs trajets en voitures, je leurs offre souvent des petits cadeaux, je les appelle tous les jours, lorsque je suis chez eux je les aide le plus possible, je leurs fait des desserts, je glisse dans leurs sac des petits bonbons...) ça peut être lourd à la longue mais je culpabilise d’être là et de leur avoir parfois gâché la vie, fait dépenser de l'argent pour moi, avoir loupé des choses car ils devaient me garder etc... Je me rattrape comme je peux.

Qui est dans mon cas pour le fait de ne jamais profiter de rien ? De s'auto-gacher la vie ?

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Bonjour Naffy, et Bienvenue!
Je ne sais pas trop par quoi commencer, mais pour répondre à ta question, on est nombreux à ne pas profiter de notre vie. C'est pour ca qu'il est important de faire un gros travail sur soi pour se sortir de cette culpabilité. Ce n'est pas TA faute s'il est partie si vite. Tu n'y est pour rien, et c'est pour cela que tu a le droit, qu'il faut que tu t'autorise de vivre pleinement en son nom à lui. Ton frère serait plus heureux de te savoir heureuse, et de savoir que sa disparition ne provoque pas un tel drame en toi. On le comprends plus tard avec le temps. Mais la meilleure chose à faire de ton bord c'est lui dire qu'a partir de ce jour, tu vas vivre pour toi, être heureuse, en souvenir des jours passés ensemble dans le ventre de votre maman. On vit effectivement pour deux. Ton deuil n'est pas fait, et tu continuera à" t'auto-gâcher" la vie tant que tu sera en colère contre toi même. TU N'ES PAS RESPONSABLE. La vie est ainsi, et la leçon que l'on doit en tirer on la trouve au fil de la vie. Pour ma part, j'ai encore du travail aussi, et avec les témoignages de vous tous, je comprends moi aussi, ou je dois me concentrer pour me sentir mieux.
J'espère t'aider un petit peu, on est là si tu as besoin. Essais de faire une constellation, peut-être ca t'aiderai à te libérer.
Tu n'es pas responsable, apprends à vivre au singulier, mais garde le dans ton cœur.

Oui c'est vrai. Merci :)
Il faudrait qu'on vive pour eux, qu'on vive à fond pour leur faire ressentir la vie de là ou ils sont :)

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